Martyr ou réprouvé? La galerie Gleis 4 a annoncé, le 7 août via son compte Instagram, que l’œuvre «Saint or Sinner» (Saint ou pécheur) ne serait finalement pas exposée à la gare de Bâle en septembre, comme prévu initialement. La sculpture d’environ 1,50 mètre représente Donald Trump, vêtu d’un habit de détenu, dans la position d’un crucifié sanglé sur ce qui évoque une table d’exécution par injection létale. La galerie d’art, qui précise que «cette œuvre a suscité un vif intérêt auprès des médias et du public», explique: «Une caractéristique du grand art est qu’il secoue, conduit à des discussions et suscite des émotions. C’est ce qui s’est passé avec «Saint or Sinner» (…) Les foules importantes attendues et les perturbations redoutées représentent un tel risque pour la sécurité que nous avons décidé de ne pas exposer cette œuvre à la gare.»
Une sculpture qui fait réagir
Dans l’espace commentaires, les réactions sont mitigées: «A Bâle… honte à la Suisse! Ce n’est pas une critique envers Trump… c’est de la HAINE envers les CHRÉTIENS», commente un internaute, tandis qu’un autre s’échauffe: «Au diable la sécurité, MONTREZ-LE».
Blicket la RTSont déjà dénoncé la sculpture de Mason Storm, artiste toujours masqué en public enclin à travailler sur des sujets sensibles (politique, enjeux sociaux, environnement entre autres) comme une «œuvre provoc» et «une sculpture ultra-provocante». Ce n’est pourtant pas le premier président étatsunien à avoir été représenté de façon christique. En 2009, le peintre Michael D’Antuono avait en effet réalisé un portrait de Barack Obama, alors en tout début de mandat, couronné d’épines, soulevant l’indignation des chrétiens.