C’est «une victoire pour la liberté religieuse». ADF International a salué le 4 août l’annulation totale de la peine de neuf ans de prison prononcée contre David*, à l’issue d’un procès expéditif de trois jours. La Haute Cour du nord du Nigéria a, en outre, ordonné qu’il soit remboursé de l’amende qu’il avait été contraint de payer. Il était poursuivi aux côtés du pasteur Ezekiel* (qui lui n’a pas été condamné) pour avoir aidé deux femmes, menacées de mort par leur communauté en raison de leur conversion au christianisme. Au Nigéria, bien qu’autorisé, le changement de religion entraîne des pressions, voire des violences de la part des proches des convertis.
«Cette affaire rappelle avec force l’urgence de la crise à laquelle sont confrontés les chrétiens et les autres minorités religieuses au Nigeria. David a été torturé, poursuivi et emprisonné simplement pour avoir aidé une femme à échapper à des violences en raison de sa foi. […] Nous prions pour que d’autres n’aient jamais à subir ce que David a vécu. La protection de la liberté religieuse doit être renforcée dans le nord du Nigeria», a commenté Sean Nelson, conseiller juridique chez ADF International. Le Nigéria (7e de l‘index mondial de persécution des chrétiens) est le pays où l’ONG Portes Ouvertes recense le plus de chrétiens tués en raison de leur foi. En juin, un massacre perpétré par des extrémistes a coûté la vie à 218 civils, en majorité des chrétiens.
*prénoms modifiés pour des raisons de sécurité