Huit jeunes chrétiens qui menaient une campagne d’évangélisation de rue dans les quartiers de N’Djaména, au Tchad, n’ont toujours pas donné de nouvelles depuis le 21 juin. Selon des témoins cités par l’ONG Portes Ouvertes, un véhicule de l’armée les aurait emmenés vers un commissariat. Ils étaient alors en train de prier dans la cour d’une maison, après leur sortie en ville. Ils auraient ensuite été transférés dans un autre lieu dans des voitures aux vitres teintées.
Inquiète, l’ONG d’aide aux chrétiens persécutés se fait écho de leur situation et invite à la prière. Leurs familles ont déjà fait appel au gouvernement, en vain, pour obtenir de leurs nouvelles. «Si nos enfants ont commis une infraction, qu’ils soient présentés devant la justice afin qu’ils y répondent. Ça ne sert à rien de les maintenir au cachot. Et si jamais ils sont morts, qu’on nous restitue leurs corps pour les enterrer dignement et faire leur deuil», indiquent les familles dans un communiqué le 14 juillet, relayé par le site APA. Le Tchad, pays à majorité musulmane, a intégré en 2025 l’index mondial de persécution des chrétiens. Il se trouve au 49e rang.